Business Immo: D'où vous est venue l'idée de vous baptiser « chief happiness officer » ?
Laurence Vanhée: D'une expérience personnelle... Ancienne DRH de Colliers en Belgique entre 2001 et 2005, j'ai intégré ensuite une entreprise de haute technologie médicale cotée où la pression était très forte. Et j'ai fait ce qu'il faut bien appeler un énorme burn out. Cependant, en tant que DRH, je travaille sur les environnements de travail dynamiques depuis 2001. En 2009, je rejoins le ministère belge de la Sécurité sociale avec la promesse que je m'étais faite de cultiver une approche du bonheur au travail en remettant l'humain au centre des organisations et de sa politique managériale pour rendre les salariés plus épanouis mais aussi plus performants.
Inutile de vous dire que ma démarche était, au départ, accueillie avec beaucoup de scepticisme et de railleries. Pour ne pas dire plus... À cette époque, nous n'étions alors que cinq chief happiness officers dans le monde, tous types d'entreprises confondus, avec des profils très différents puisqu'on y retrouvait pêle-mêle un chief executive officer, trois consultants et... un clown, celui de Ronald McDonald.
Mon approche à moi n'était ni celle d'un psy ni celle d'un coach mais d'une ingénieure commerciale avec un angle ressources humaines. Et il fallait que je démontre qu'un salarié heureux au travail est deux fois moins malade, 31 % plus productif, 51 % plus créatif... Ces chiffres sont aujourd'hui connus et acceptés.
15 février 2017 | 9:38 CET
"Un salarié heureux au travail est 31 % plus productif"
Laurence Vanhée, chief happiness officer
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