Business Immo: Qu'est-ce qui justifie selon vous cette remise du Grand Prix de l’urbanisme dans votre parcours ? Un prix que vous organisiez…
Ariella Masboungi : Cela fait plusieurs années que les jurys successifs ont souhaité me remettre cette récompense. Mais j’avais toujours refusé, étant responsable du prix. Il me tenait très à cœur que la rigueur et l’ampleur de celui-ci, créé en 1989 et que j’ai contribué à refonder, ne soient pas mises en cause. Ce prix revêt à présent une transparence totale par une consultation auprès d’un public d’experts, un jury de très haut niveau, des critères bien définis. Il est médiatisé par un livre dédié à la pensée et à l’œuvre du lauréat et un événement qui accueille un vaste public comme une grande fête de l’urbanisme. Pour cette édition 2016, le jury m’a demandé de sortir de la salle – puisque je l’organise chaque année – et ils m’ont choisie à l’unanimité. Je tiens à souligner que ce jury délibère librement et qu’il est souverain. L’État le décerne mais ce n’est pas l’État qui choisit les lauréats. Je crois que le jury a voulu récompenser l’ensemble de mes publications. Plus de cinquante ! Et peut-être aussi saluer mon rôle de passeur et de veilleur des projets urbains. Un métier que j’ai d’ailleurs eu la chance de pouvoir inventer au sein des services de l’État !
15 avril 2016 | 14:03 CET
[ITW] « Ce n’est pas l’Etat qui invente l’urbanisme, c’est le territoire! »
Ariella Masboungi, fonctionnaire d’Etat

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