Business Immo: Quel est le panorama du marché de l’investissement hôtelier français aujourd’hui ?
Stéphane Botz :Le marché est en expansion. On est passé d’un tassement en 2009, avec l’équivalent de 663 M€ placés, à une augmentation continue : 2,6 Mds€ ont été investis en 2012. 2013 devrait également être une bonne année. La raison principale de ce dynamisme, c’est la variété des actifs à la cession, tandis que le nombre de chambres reste stable (600 000). Sur le marché, on trouve à la fois des portefeuilles vendus par les acteurs dominants du marché – les chaînes hôtelières économiques ou moyen de gamme –, et des actifs vendus à l’unité, dont des trophy assets. En général, ceux-ci sont détenus par de gros porteurs et bénéficient d’un bon emplacement en ville. Ce type d’actif attire en priorité les investisseurs dotés de solides capacités d’investissement. Au plan géographique, Paris et les grandes métropoles captent l’essentiel des investissements.
Régis Chemouny :Je distingue cinq types d’investisseurs : les foncières cotées (SIIC) avec une appétence variable ; les fonds d’investissement non cotés et notamment les fonds souverains ; les banques et sociétés d’assurances ; les family offices ou les hôteliers indépendants ; ainsi que les fonds d’investissements spécialisés dans l’hôtellerie.
26 novembre 2013 | 17:51 CET
"L’hôtellerie est une valeur refuge à condition qu’elle ne soit pas gérée comme une entreprise lambda"
Stéphane Botz et Régis Chemouny, KPMG
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